• La restauration du carillon, par Amé Wibail

    La ville d'Enghien fut l'une des premières villes belges -sinon la première- à posséder un carillon. L'existence de plusieurs « clocques » est, en effet, signalée dès la fin du XIVe siècle, et selon des documents anciens une « horloge à carillon » fut commandée le 7 septembre 1429 pour remplacer celle qui se trouvait au château seigneurial. Il y a peu d'indications au sujet de la composition de ce carillon qui fut détruit dans l'incendie du 2 juillet 1497.

    C'est au fondeur malinois Pierre Waghevens que l'on envoya le métal récupéré après l'incendie et que l'on confia la fourniture de nouvelles cloches. Les premières furent livrées dès janvier 1498 et la plus grosse, appelée Saint Jean-Baptiste (c'est vraisemblablement cette cloche qui fut refondue par G. Duméry, le 18 septembre 1754, « sur les remparts de Sambre » à Enghien et qui est aujourd'hui encore la première cloche de sonnerie «bourdon»), en 1499 ; celle-ci portait, outre le blason de la ville, l'inscription :

    JOANNES BAPTISTA ES MYNEN NAEM.
    MYN GHELUYT SY GODE BEQUAME.
    ALSO VERE ALSMEN MY HOOREN SAI.,
    WILT GOD BEWAEREN OVER AL.
    VAN PETER WAGHELENS BEN ICK GHEGOTEN
    INT JAER MCCCCXCIX

    D'autres cloches furent aussi fournies à l'église d'Enghien entre 1512 et 1514 et baptisées par Jean de Lippelvelde, doyen de Hal et curé d'Enghien. En 1592 et 1593, le doyen Théodore Planen en fit refondre plusieurs par Jean Groygnaert de Mons ; l'une d'elles fut appelée Nicolas et eut pour parrains Nicolas de Bourgogne et Nicolas Hardi. En 1598, plusieurs petites cloches furent encore ajoutées au carillon par un certain Jean Peermans, qui avait été chargé de réparer l'horloge.

    On ne possède pas d'information au sujet de l'histoire du carillon au cours du XVIIe siècle. Les premières indications qui suivent, sont relatives au milieu du XVIIIe siècle ; c'est alors qu'il s'avère nécessaire de refondre diverses cloches dont certaines sont fêlées. Le travail fut confié à un célèbre fondeur installé depuis peu à Bruges, où il avait été chargé de refondre le carillon du beffroi récemment incendié. Ce fondeur s'appelait Georges-Jh. Duméry, et, par un remarquable concours de circonstances, était originaire de la région d'Enghien ; les registres de l'époque attestent en effet qu'il fut baptisé à Hoves-lez-Enghien le 4 mars 1715.

    G. Duméry fournit ainsi plusieurs cloches de sonnerie et vingt-quatre autres cloches. Le carillon, qui comptait au total plus de trente cloches, fut inauguré le 26 octobre 1756, après avoir été ajusté par le carillonneur de Gand, Pierre-Joseph Le Blan (né à Soignies en juillet 1711 ; il y fut carillonneur de 1729 à 1743, puis à Furnes de 1743 à 1745 et enfin à Gand de 1745 à 1765, année de sa mort). Vers 1765, grâce à la générosité de la population, on renouvela les cadrans de l'horloge et le tambour du carillon automatique (ce tambour, qui est encore utilisé, est en bronze et du même modèle que celui du beffroi de Bruges, que Duméry a fourni en 1748), qui actionnait quatre-vingts marteaux. Le carillon d'Enghien était à l'époque considéré comme « très harmonieux et un des meilleurs des Pays-Bas ». II l'est resté jusqu'à nos jours.

    Mais quelques faits intéressants ont entretemps marqué son histoire. Le carillon connut, en effet, la révolution française et les deux guerres mondiales de 1914-1918 et de 1940-1945. A la révolution française, l'habileté des autorités communales parvint à le sauvegarder dans son entièreté, à l'exception de trois cloches de la gamme basse et d'une toute petite cloche. A la première guerre mondiale, il échappa aux réquisitions allemandes grâce à la vigilance de quelques paroissiens qui, à l'insu du curé-doyen de l'époque, avaient pris soin de démonter toutes les cloches transportables et de les cacher. Enfin, pendant la dernière guerre, c'est sa valeur historique et archéologique qui le mit à l'abri des réquisitions.

    Cependant, au cours de ces deux siècles, quelques cloches durent être refondues et remplacées. C'est ainsi que la quatrième cloche de sonnerie (ton : FA), qui mesurait 1,04 m. de diamètre et pesait 673 kg., sortit des ateliers du fondeur Léopold Marcquebreucq, de Deux-Acren, où elle fut refondue en 1865 ; elle portait trois images, le Christ en Croix, la Vierge Marie et Saint Nicolas, ainsi que l'inscription suivante :

    J 'APPARTIENS A L'EGLISE D'ENGHIEN.
    J'EUS POUR PARRAIN MONSEIGNEUR LÉOPOLD JOSÉE, DUC D'ARENBERG ET
    SEIGNEUR D'ENGHIEN ET POUR MARRAINE MADAME HENRIETTE CARETTE,
    DUCHESSE D'ARENBERG.
    EN 1865, JE FUS REFONDUE ET ON M'APPELA MARIE ENGELBERT LUDMILLE.
    J'EUS POUR PARRAIN MONSEIGNEUR ENGELBERT, DUC D'ARENBERG ET
    POUR MARRAINE MADAME MARIE-LUDMILLE DE LOBKOVITZ, DUCHESSE
    DOUAIRIÉRE D'ARENBERG.
    ET CHANOINE HUART ÉTANT CURÉ-DOYEN DU LIEU.

     

    Outre les cloches de Waghevens et de Duméry, on trouvait encore dans le carillon en 1954 une petite cloche de 28 kg. (ton: MI), fondue par André Van den Gheyn en 1804, une autre de 18 kg. (ton: SOL), fondue à Louvain en 1854 par Séverin Van Aerschot et Van Espen, une troisième de 16 kg. (ton: LA), fondue par Regnaut en 1798 et enfin une toute petite cloche de 2,5 kg. (ton: MI bémol), sans inscription.

    On y voyait également trois grosses cloches récentes (1925) sorties des fonderies Michiels, de Tournai, et dont voici l'origine.

    Lorsqu'au lendemain de la guerre 1914-1918, les cloches cachées sous l'occupation, furent replacées dans la tour, s'est posé le problème de la restauration des transmissions du carillon manuel et du carillon automatique devenues inutilisables. A l'initiative de quelques personnalités enghiennoises il s'est constitué un « Comité pour la restauration du carillon d'Enghien ».

    Le comité était composé comme suit:

    Présidents d'honneur: l'abbé Van Lierde, curé-doyen, et le baron François Empain ; Président: Pierre Delannoy, bourgmestre ; Vice-Présidents: l'abbé Clautriau,  principal du Collège d'Enghien, et l'avocat Emile Pacco, échevin ; Trésorier: l'avocat Jean Pacco ; Secrétaire: Joseph Theunis ; Secrétaire adjoint: Jean Borgerhoff ; Membres: Constant Borgerhoff, négociant, Félix Bruneau, ingénieur, Adolphe Choppinet, notaire, Joseph Danneau, l'abbé De Backer, préfet des études au Collège d'Enghien, Victor Donnet, comptable, Louis Isaac, ingénieur, Eugène Meulemans, Louis Raedts, notaire.

    Ce comité ne limita pas ses projets à la seule réparation de la mécanique du carillon ; il décida d'offrir les cloches qui, depuis leur enlèvement à la révolution française, faisaient toujours défaut. Grâce au dévouement de ses membres et à la générosité de la population enghiennoise, les fonds nécessaires furent recueillis par l'organisation d'une souscription publique et d'une tombola. Trois nouvelles cloches vinrent ainsi recompléter le jeu du carillon.

    La première (ton: DO), mesurait 74 cm. de diamètre et pesait 265 kg. Elle portait l'inscription suivante:

    C. 1.. VAN LIERDE PASTORE DECANO ET P. DELANNOY BURGIMAGISTRO.
    EX MUNIFICENTIA SENATUS POPULIQUE ANGIENSIS JAM CAMPANARUM VOX
    LAETA RESURREXIT.


    La seconde (ton: DO dièze), mesurait 71 cm. de diamètre et pesait 217 kg. Elle portait l'inscription suivante:


    ATROCIS BELLI OLIM PRAECONES PACEM BEATIORES DEI ANGELI CANAMUS.


    La troisième (ton : Ml bémol), mesurait 62 cm. de diamètre ct pesait 132 kg. Elle portait l'inscription suivante:


    DA PROPITIUS PACEM IN DIEBUS NOSTRIS.


    De 1926 jusqu'à la veille de la dernière guerre, la population enghiennoise eut ainsi le plaisir d'entendre occasionnellement des concerts de carillon, tandis que toutes les quinze minutes le mécanisme d'horlogerie répétait les airs annonciateurs de l'heure.

    La période de silence de 1940 à 1945 fut, comme celle de 1914-1918, particulièrement funeste pour toute la partie mécanique du carillon.

    Sans doute quelqu'amateur enghiennois, musicien et mécanicien de profession, amoureux du son des cloches, se dévoua-t-il, après la libération, pour assurer au jeu manuel quelques possibilités d'exécution. Mais « du temps l'irréparable outrage » imposait une restauration complète de tout le mécanisme. Le Conseil de la Fabrique de l'église Saint-Nicolas eut l'heureuse occasion de bénéficier des conseils judicieux et éclairés de M. Victor Van Geyseghem, ancien professeur à l'Ecole de Carillon de Malines et expert réputé en technique des carillons et des cloches.

    Un examen approfondi de la situation conduisit aux conclusions suivantes. Parmi les 34 cloches installées dans la tour, 24 ne présentaient pas seulement une valeur historique et archéologique, mais avaient aussi gardé une valeur musicale incontestable. Le clavier manuel en bois, datant du XVIIIe siècle, ne permettait plus de répondre aux exigences de la technique moderne ; il possédait toutefois une valeur de musée au titre de plus primitif, sinon de plus ancien représentant du genre existant dans le pays. Quant au système de transmissions, fils, abrégés, marteaux, etc..., il était irréparable et devait être entièrement renouvelé.

    II s'avérait aussi souhaitable de constituer un ensemble de cloches d'au moins quatre octaves complètes. Les procédés modernes de mesure des harmoniques et d'accordage des cloches permettaient, en effet, d'envisager, avec chance de succès, non seulement l'amélioration de l'accordage des cloches anciennes reconnues bonnes, mais aussi l'introduction parmi et à côté de celles-ci, de cloches de fabrication récente.

    Un tel programme devait entraîner d'importantes dépenses. Il fut tout d'abord soumis à plusieurs firmes spécialisées de Belgique et de l'étranger, qui firent part de leurs propositions. Ensuite, comme en 1925, un « Comité du Carillon » fut constitué ; celui-ci était composé comme suit :

    Présidents d'honneur: Mme la Baronne François Empain, M. Pierre Delannoy, bourgmestre, M. l'abbé Robert Vincart, doyen ; Président : M. Charles Isaac ; Vice-Président : M. Daniel Liévin ; Secrétaire: M. Jean Mangelinckx ; Trésorier: M. André Tilman ; Membres: MM. Arthur Defraene, Camille Descamps, Gustave Devos, Léon Devroede, Charles Demoortel, Joseph Gabriels, Jean Gierts, François Maetens, Franz Olieslaegers, Charles Vandenbosch, Fernand Vandersleyen, Arthur Vanderroost, Amé Wibail.

    Ce comité décida l'organisation d'une large souscription publique et de diverses manifestations destinées à recueillir les fonds nécessaires. D'importants parrainages de cloches se présentèrent tandis qu'une collecte de porte à porte ne rencontra pratiquement pas de refus. Plusieurs sociétés locales, telles le Cercle « Comoedia », la Société royale de Gymnastique « L'Enghiennoise », l'Union Symphonique enghiennoise, la Chorale des Dames et des Messieurs, organisèrent ou prêtèrent leur concours à l'organisation de fêtes au profit du carillon. Ce fut pour le Cercle « Comoedia » l'occasion d'offrir une « version 1955 » de sa « Revue », qui connut un succès au moins égal, à celui de la première version qui avait été présentée deux ou trois ans auparavant.

     

    Programme Revue 1955 1.jpg

    Chant de la Revue 1955 Comoedia - Notre Carillon.JPG

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    Le comité a pleinement réussi dans sa tâche et son intervention a permis la réalisation du projet le plus complet portant à 51 le nombre de cloches de la tour d'Enghien. La restauration put ainsi comporter : le remplacement de 10 cloches non accordables et l'addition de 17 nouvelles cloches avec accordage de l'ensemble suivant la gamme de Pythagore ; le remplacement du clavier ; le regroupement des cloches à un emplacement plus favorable et enfin le renouvellement complet des transmissions et des battants.

    Les 10 cloches qui furent remplacées sont : dans la première gamme, la cloche FA, du fondeur Marcquebreucq (1865) et les cloches DO, DO dièze et MI bémol, des Fonderies Michiels (1925) ; dans la deuxième gamme, les cloches LA bémol (fêlée) de 75 kg. et LA de 66 kg., fondues par Duméry en 1756 ; dans la troisième gamme, les cloches SOL (Van Aerschot et Van Espen, 1854), LA (Regnaut, 1798), DO dièze (Duméry, 1756) de 11 kg. et MI bémol (fondeur inconnu). Les 17 cloches qui furent ajoutées sont : le LA bémol, le LA, le SI bémol et le SI de la première gamme ainsi que les 13 cloches de la gamme haute, du FA'''' au FA'''''.

    L'ensemble des 48 cloches anciennes, remplacées et nouvelles, du FA' au FA''''' ont été accordées dans les ateliers du fondeur, M. Marcel Michiels Jr, à Tournai, avec la collaboration de M. Victor Van Geyseghem.

    Le clavier nouveau a été exécuté dans les mêmes ateliers suivant le modèle du clavier dit « de Malines ». L'ancien clavier en bois du milieu du XVIIIe siècle fut déposé au Musée communal.

     

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

     

    Les six premières cloches, à usage double, sonnerie-carillon, furent disposées aux anciens emplacements tandis que les 45 autres cloches furent fixées sur deux beffrois, à montants en acier et traverses en bois, portant respectivement 41 et 4 cloches et situés immédiatement au dessus de la cabine du carillonneur.

    Tandis que le Conseil de Fabrique, avec l'active et généreuse collaboration du Comité du Carillon, assurait la restauration des cloches et du jeu manuel du carillon, l'administration communale a décidé de réparer le jeu automatique de l'horloge.

    Le tambour ancien sera maintenu, mais il sera actionné par un moteur électrique, commandé par le mécanisme d'horlogerie. Le système des transmissions sera renouvelé entièrement. L'ensemble du travail, qui a été confié aux Etablissements Van Rie, de Quaregnon, sera terminé au début de l'année 1956.

     

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail


    La restauration du carillon a été marquée par trois grandes manifestations publiques.

    La première manifestation a permis aux Enghiennois d'admirer l'ensemble de 30 cloches descendues du clocher et qui devaient être transportées aux ateliers du fondeur ; ces cloches furent exposées sur la Grand'Place d'Enghien les samedi 20 et dimanche 21 novembre 1954.

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

    Puis ce fut cinq mois plus tard la consécration et la bénédiction des nouvelles cloches par S. E. Monseigneur Himmer, Révérendissime Evêque de Tournai.

    Article de presse du 24 avril 1955

     La restauration du Carillon, par Amé Wibail

    La cérémonie s'est déroulée le dimanche 24 avril 1955, à 15 heures, à l'intérieur de l'église paroissiale, en présence de M. Ponchaut, Commissaire d'arrondissement et de toutes les personnalités de la ville ; elle fut commentée par un enghiennois, le Révérend Père Dom Félix Bruneau, de l'Abbaye du Mont-César, à Louvain.

    Furent respectivement parrain et marraine de chacune des huit grosses cloches nouvelles ou refondues :

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

    Cloche n° 4

    Parrain : S. A. S. Mgr le Duc Engelbert-Charles-Marie d'Arenberg, duc d'Arschot et de Croy, représenté à la cérémonie par le Révérendissime Père Donat de Welle, ancien Général de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins ; marraine : Mme Christine-Marie Pacco, épouse de M. Pierre Delannoy, bourgmestre d'Enghien.

    Cloche n° 6 - parrain : le Chevalier Jean-Pierre le Clément de Saint-Marcq ; marraine: la Baronne François Empain Descantons de Montblanc ; fils et belle-mère du premier échevin de la ville, le Chevalier Joé le Clément de Saint-Marcq.

     

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

    Cloche n° 7

    Parrain et marraine : M. Charles Isaac et son épouse Mme Valentine Reynaert.

     

    La restauration du Carillon, par Amé WibailLa restauration du Carillon, par Amé Wibail

    Cloche n° 8

    Parrain : M. Daniel Liévin; marraine : Mme Germaine Ost, épouse de M. Edouard Van Cutsem.

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

    Cloche n° 9

    Parrain : M.. André Raedts ; marraine : Mme Jacqueline Raedts, épouse de M. J. Le Brigand, représentée par Mme Madeleine Tollet, épouse de M. André Raedts.

    Cloche n° 10 - parrain : M. Pierre Delannoy, bourgmestre de la ville ; marraine : Mme Agnès Choppinet, épouse de M. Amé Wibail, président du Conseil de Fabrique.

    Cloche n" 11 - parrain et marraine : M. Optat Carlier et son épouse Mme Clémentine Depelseneer.

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

    Cloche n° 13

    Parrain : M. Fernand Vandersleyen, président de l'U.F.A.C. 1940-1945 ; marraine : Mme Paula Hulin, épouse de N. Jean Gierts, président des Croix du Feu 1914-1918.

     

    Le parrainage des 19 petites cloches nouvelles ou refondues fut confié à 19 petits enfants :

     

    cloche n° 18 - LA b - marraine : Marie-Claire Tennstedt (1907-1949)

    cloche n° 19 - LA - marraine : Agnès Agneessens

    cloche n° 20 - SOL - marraine : Geneviève Pacco

    cloche n° 31 - LA - marraine : Noëlle-Marie Wibail

    cloche n° 35 - DO # - marraine : Christine-Marie Wibail

    cloche n° 37 - MI b - parrain : Amé-Paul Wibail (1)

    cloche n° 39 - FA - marraine : Marie-Louise Devel

    cloche n° 40 - FA # - parrain/marraine : Arthur - Henriette

    cloche n° 41 - SOL - parrain : Jean-Paul Brouwez

    cloche n° 42 - LA b - parrain : Christian Pacco

    cloche n° 43 - LA - parrain : Philippe Mangelinckx

    cloche n° 44 - SI b - parrain : Francis Mangelinckx

    cloche n° 45 - SI - marraine : Françoise Delvaulx

    cloche n° 46 - DO - marraine : Edith Delvaulx

    cloche n° 47 - DO # - parrain : Pierre Delvaulx

    cloche n° 48 - RE - parrain : Philippe Delvaulx

    cloche n° 49 - MI b - parrain : Marc Delvaulx

    cloche n° 50 - MI - parrain : Eric Delvaulx

    cloche n° 51 - FA - marraine = Véronique Delvaulx

    (1) Cette cloche, fêlée, a été remplacée et remise à Amé Wibail, son parrain.

     

    La restauration du Carillon, par Amé WibailCette cérémonie permit à la population de revoir un ensemble de 48 cloches du carillon, restauré et complété. Elle fut suivie de la traditionnelle réception à l'Hôtel de ville et ensuite, au Pavillon des Sept Etoiles, d'un concert de carillon portatif par le carillonneur de la paroisse, M. Jean Mangelinckx, avec le concours de la Fanfare royale et des trompettes de la Société royale de gymnastique «L'Enghiennoise».

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

    Enfin, le 19 juin eut lieu l'inauguration officielle du carillon, au cours de laquelle, après un concert d'ouverture donné par M. Jean Mangelinckx, quatre autres carillonneurs de renom se firent entendre. Ce furent M. G. Vandenbergh, carillonneur à Malines, qui présenta notamment un morceau composé par lui, pour la circonstance, en l'honneur des neuf provinces belges; M. A.-J. De Groot, carillonneur de Berg-op-Zoom, M. John Gebruers, carillonneur d'Anvers et enfin, pour le concert du soir, le P. F. Feyen, carillonneur de l'Abbaye de Grimbergen.

    Depuis cette date Enghien peut à nouveau entendre et faire entendre « son » carillon qui est à classer parmi les plus anciens, les plus complets et aussi les plus harmonieux de Belgique.

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    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

    La restauration du Carillon, par Amé Wibail

     

    (Annales du Cercle Royal Archéologique d'Enghien - Tome X - 1955 - pp. 167-186).